Source : ROCAJQ avec Gouvernement du Québec

7 juillet 2026

Le financement du projet a été annoncé le mardi 7 juillet, dans le cadre d’un investissement de plus de 1 million de dollars destiné à soutenir 12 projets pour les jeunes en situation de vulnérabilité.

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) mettra en place un nouveau projet visant à mieux repérer et documenter les ruptures de services vécues par les jeunes aux parcours de vie différenciés.

Intitulé Repérer, comprendre, agir, le projet permettra de créer des cellules régionales réunissant des organismes communautaires afin d’analyser les situations vécues par des jeunes confrontés à des ruptures de services. L’objectif est de mieux comprendre les obstacles qu’ils rencontrent, de documenter ces réalités et de proposer des solutions concrètes afin de leur offrir un accompagnement plus rapide et plus adapté.

Le projet bénéficie d’un financement de 97 500 $, annoncé par le ministre responsable de la Jeunesse, Mathieu Lévesque, lors d’un événement tenu à l’organisme membre Dans la rue. Au total, le gouvernement du Québec investit environ 1,1 million de dollars pour soutenir 12 initiatives destinées aux jeunes en situation de vulnérabilité.

 

« On sait qu’il y a beaucoup de vulnérabilité chez les jeunes, notamment des enjeux liés à l’itinérance et à l’insécurité alimentaire. Plusieurs organismes vont ainsi pouvoir appuyer les jeunes dans leurs démarches », a souligné le ministre lors de l’annonce.

Pour Noémie Roche, directrice générale du ROCAJQ, ce soutien financier arrive à un moment où les besoins sont particulièrement criants.

« Ce financement est le bienvenu, compte tenu de la situation difficile que vivent les organismes communautaires et des nombreux défis auxquels les jeunes sont confrontés en raison des différentes crises que traverse notre société. »

Elle rappelle toutefois que les projets ponctuels ne peuvent remplacer un financement récurrent.

« Comme nous le demandons dans notre cahier de revendications, les organismes communautaires autonomes jeunesse ont avant tout besoin d’un financement adéquat à la mission. Un tel financement offre une plus grande prévisibilité et permet de développer des actions durables auprès des jeunes plutôt que des interventions ponctuelles. En renforçant la prévention à la base, il contribue à réduire, à long terme, le nombre de jeunes qui se retrouvent en situation de vulnérabilité, avec des retombées majeures pour l’ensemble de la société. »

Grâce à ce projet, le ROCAJQ souhaite également documenter les ruptures de services observées dans différentes régions du Québec afin de mieux comprendre les enjeux vécus sur le terrain, d’orienter les interventions et d’alimenter les représentations auprès des décideurs publics. Plus de détails sur le déploiement du projet seront dévoilés par le Regroupement au cours des prochains mois.