Source : ROCAJQ
Près de 5000 personnes venues des 4 coins de la province ont de nouveau brandi pancartes et renfiler les foulards rouges pour défendre le filet social et le modèle du communautaire le 15 septembre 2026. L’équipe du ROCAJQ et une partie de ses membres étaient présents et ont marché aux côtés de milliers de travailleur·euses du communautaire.
C’était à Trois-Rivières, dans la circonscription choisie par la première ministre Christine Fréchette que le rendez-vous était fixé pour exiger de meilleures conditions de travail, un financement accru et une vraie reconnaissance du milieu communautaire. Après une première grande manifestation au mois d’avril à l’Assemblée nationale, le mouvement du Communautaire à boutte n’a rien perdu de sa ferveur comme en témoigne cette nouvelle mobilisation.
Des demandes qui trouvent écho avec les revendications portées par le ROCAJQ pour défendre les organismes jeunesse et les jeunes aux parcours de vie différenciés :
- Reconnaître officiellement la pluralité des parcours de vie des jeunes et intégrer la parole des jeunes et le savoir terrain dans l’élaboration des politiques publiques
- Garantir des conditions de vie dignes et stables pour les jeunes aux parcours de vie différenciés
- Transformer l’organisation des services pour offrir des parcours de soutien globaux, continus et adaptés
- Assurer la pérennité, l’autonomie et la reconnaissance structurelle des organismes communautaires autonomes jeunesse qui accompagnent les jeunes aux parcours de vie différenciés
Des promesses et des engagements des candidat·es
La mobilisation avait débuté par un accueil des différentes délégations venues de toute la province près de la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières. Ce premier rassemblement fut aussi le moment choisi pour des prises de paroles des organisateurs, mais également de personnalités politiques.
En contexte d’élection électorale, le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, mais également des candidat·es des différents partis de la région, ont été invités par le mouvement à prendre la parole devant les travailleur·euses du communautaire. Tous les partis à l’exception de la CAQ qui a fait parvenir une déclaration de Christine Fréchette via un communiqué. Les hommes et femmes politiques présents n’ont pas manqué de scander leur soutien au milieu du communautaire tout en saluant le travail acharné de ses travailleur·euses pour venir en aide à la population, et ce malgré les coupes et la montée des crises. Des promesses ont également été énoncées par des candidat·es comme celle de privilégier le financement à la mission pour tous les partis, d’organiser 5 rencontres avec les représentants du mouvement pour le Parti libéral ou encore l’ajout d’un milliard de dollars de supplémentaire dans le budget du communautaire pour Québec Solidaire.
Défendre le filet social coûte que coûte
Après une marche de 2 km, les manifestants du communautaire se sont retrouvés au Parc portuaire de Trois-Rivières pour une dernière prise de parole. Des témoignages touchants de la part des organisateurs du mouvement qui se sont fait l’écho des situations difficiles vécues par les personnes fréquentant les organismes communautaires et de la nécessité absolue de défendre le filet social alors que les difficultés augmentent et que le constat d’urgence reste le même.
C’est notamment par la voix de son porte-parole Mathieu Gélinas, que le mouvement du Communautaire à boutte s’est dit prêt à aller jusqu’à la grève générale illimitée si le futur gouvernement ne tient pas ses promesses de reprendre le dialogue et les négociations.
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