Source : ROCAJQ
C’est début décembre que certains membres de l’équipe du ROCAJQ ont pris la route pour se rendre dans le Bas-Saint-Laurent, à la rencontre de trois de ses membres : Les Grands Amis de la Vallée, Je raccroche et Projet Filet. L’occasion pour l’équipe de partager quelques heures durant le quotidien de ses organismes, découvrir les actualités et les nouvelles initiatives. La directrice du ROCAJQ, Noémie Roche a pu également présenter plus en détail la mise à jour du positionnement du ROCAJQ, issu de la planification stratégique initiée cette dernière année.
Mission mieux-être pour les Grands Amis de la Vallée



Le premier arrêt de cette tournée fut Amqui, où le ROCAJQ a pu passer une matinée en compagnie des Grands Amis de la Vallée. L’organisme propose des parrainages civiques entre un adulte et un·e jeune, des parrainages de groupes, mais aussi du mentorat 16-21 ans pour les jeunes de la Vallée de Matapédia. L’objectif pour l’organisme reste de briser l’isolement social et d’aider les jeunes à développer leur estime de soi par un accompagnement personnalisé selon les gouts et les intérêts de chacun.
La directrice Valérie et son équipe ont pu présenter les différents programmes ainsi que les évolutions de ces dernières années, notamment l’arrivée du programme de mentorat pour les jeunes ex-placés de la protection de la jeunesse (DPJ) depuis l’année 2021, afin de les soutenir dans leur transition vers la vie adulte. L’organisme peut compter sur ses nombreux bénévoles et sur son équipe motivée pour offrir aux jeunes un accompagnement ainsi que des évènements qui rythment la vie de la communauté.
« Ce qui m’a profondément marquée lors de la visite chez Grands Amis de la Vallée, c’est de constater à quel point mettre en lien un·e mentor·e et un·e mentoré·e est un véritable travail de fourmi. Le temps consacré à la recherche du ou de la mentor·e, au processus de jumelage et à l’accompagnement est déterminant : c’est cette rigueur qui permet la réussite du duo et qui garantit un impact réel, autant dans la vie du ou de la jeune que dans celle de l’adulte qui s’engage comme mentor·e. En écoutant l’équipe, j’ai réalisé à quel point un programme de mentorat bien ancré peut transformer non seulement des parcours individuels, mais aussi la vie d’une communauté entière, particulièrement en région, où l’écosystème de services est souvent plus restreint et où chaque lien compte. » raconte Noémie Roche, la directrice générale du ROCAJQ.
L’accompagnement personnalisé de Je raccroche



L’équipe du ROCAJQ s’est ensuite rendu à Rimouski pour aller à la rencontre de l’école de rue Je Raccroche. Implantée depuis 2004 dans la région, l’école de rue intervient auprès des jeunes de 16 à 30 ans. En s’appuyant sur leur modèle alternatif, Je raccroche offre un accompagnement personnalisé aux 19 élèves qui fréquentent la salle de classe durant 30 heures chaque semaine, dont 14 heures d’enseignement scolaire.
Grâce aux intervenants et selon les besoins des jeunes, l’organisme les aide à structurer leur vie et à renouer avec le milieu scolaire. Je raccroche vise également à outiller les jeunes dans leur vie de tous les jours avec des ateliers sur l’engagement citoyen, l’accès à la culture ou des ressources en employabilité. Les membres du ROCAJQ ont pu profiter d’une visite des locaux que l’organisme occupe au Centre de formation Rimouski-Neigette depuis 20 ans. Le directeur de Je raccroche Michel Lessard a pu présenter à l’équipe les multiples facettes que constitue la méthode « Je raccroche » ainsi que présenter le rapport d’activités d’une année bien remplie pour l’organisme.
La seconde chance de Projet Filet



Autre ville, mais une mission similaire, le ROCAJQ a terminé sa tournée avec comme ultime étape de la tournée, une journée dans une autre école de la rue, celle de Projet Filet. Depuis 2010, cet organisme propose un accompagnement personnalisé aux jeunes de 16 ans et plus, de la région de Rivière-du-Loup. En partenariat avec le Centre d’éducation des adultes (CEA) de Rivière-du-Loup, le Projet Filet offre un enseignement adapté au rythme des élèves avec 14h par semaine consacré au programme scolaire. Les intervenant.e.s présent.e.s en classe soutiennent leurs efforts et les accompagnent chaque élève pour qu’ils puissent développer leurs aptitudes et s’épanouir dans leurs passions. Cet accompagnement individuel et en groupe passe notamment par de nombreuses activités comme des ateliers d’orientation, de travail sur soi, de conscience citoyenne, ou de sensibilisation mais également des stages ou du bénévolat dans la communauté.
« Ce qui est marquant dans le modèle des écoles de la rue, c’est le partenariat entre une institution du ministère de l’Éducation et un organisme d’action communautaire autonome, qui permet de proposer une approche réellement alternative. En faisant un pas de côté par rapport au modèle classique de l’école aux adultes, on rejoint des jeunes qui ne s’y reconnaissaient pas et à qui cette formule offre un cadre mieux adapté à leur réalité et qui respecte leur rythme. », souligne Sophie Laquerre-Duchesne, conseillère aux membres du ROCAJQ.
En présence de la directrice Julie, et des intervenantes Rachel, Jennifer et Carol-Ann, les membres de l’équipe ont pu assister aux activités de l’après-midi en présence des jeunes qui ont su partager leurs ressentis sur l’organisme et sur les bienfaits de cette approche alternative dans leurs parcours.
Le ROCAJQ tient à remercier les organismes pour leur accueil chaleureux et pour leur mission quotidienne pour soutenir et accompagner les jeunes de la région dans leur parcours de vie, autant scolaire, professionnel que personnel.
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