Source : Le Devoir
Alors que la crise de l’itinérance continue de s’aggraver, Montréal craint de ne pas disposer de suffisamment de places pour mettre à l’abri les milliers de personnes sans domicile durant l’hiver. À l’ouverture du Sommet de l’habitation, qui a rassemblé près de 500 acteurs du milieu municipal et social, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a annoncé que la Ville souhaitait ajouter 200 places en halte-chaleur aux 3000 déjà prévues. Malgré une bonification de 18 millions de dollars du financement provincial destiné à la métropole, les besoins demeurent importants. La situation est particulièrement préoccupante pour les femmes en situation d’itinérance : en 2025, sept refuges montréalais leur étant destinés ont dû refuser quelque 41 000 demandes d’hébergement faute de places.
Au-delà des mesures d’urgence, les discussions ont mis en lumière la nécessité de développer des solutions durables, notamment en matière de logement social et de transition hors de la rue. La Ville de Montréal prévoit ainsi aménager 2000 logements de transition en quatre ans, dont 500 dès 2027, tandis qu’un projet d’une cinquantaine d’unités destinées aux femmes, avec accompagnement psychosocial, doit bientôt voir le jour dans Notre-Dame-de-Grâce.
De son côté, le gouvernement du Québec a réitéré son engagement à construire 20 000 logements sociaux ou abordables, dont 2000 pour les personnes en situation d’itinérance. La crise dépasse toutefois les frontières de Montréal : Longueuil constate elle aussi une hausse des besoins et prévoit rouvrir une halte-chaleur à proximité du métro. Ces constats rappellent l’urgence d’une mobilisation concertée entre les gouvernements et les municipalités pour répondre aux besoins immédiats des personnes vulnérables et garantir leur accès à un logement stable.
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