Source : ROCAJQ
L’expansion des services de Cap Jeunesse Lévis ces dernières années s’est traduite par une croissance rapide de l’équipe qui est passée d’environ 20 à 45 employé·es. C’est dans ce contexte de développement que le nouveau directeur général Jean-Philippe Gagnon a rejoint l’organisme. Ancien animateur de maison des jeunes et entraîneur sportif, il a également été travailleur de rue. Il cumule près de 25 ans d’implication au sein de l’organisation.
Depuis près de 40 ans, Cap Jeunesse Lévis évolue au rythme des besoins de sa communauté. Né d’une initiative jeunesse, l’organisme connaît aujourd’hui une croissance importante qui l’amène à diversifier ses services, tout en demeurant profondément enraciné dans sa mission auprès des jeunes.
Un volet jeunesse toujours aussi pertinent
Dans le cadre de son volet jeunesse, l’organisme privilégie la prévention et les interventions sur le terrain pour accompagner les jeunes tout au long de leur parcours. L’organisme offre notamment de l’hébergement transitoire avec 10 logements pour des jeunes de 17 à 25 ans avec un soutien communautaire. Ces logements concernent surtout des jeunes ayant quitté les services de la protection de la jeunesse (DPJ), ainsi qu’un programme d’accompagnement vers la stabilité résidentielle visant à prévenir l’itinérance et favoriser l’autonomie.
Cap Jeunesse Lévis accueille également dans ses locaux la Maison des jeunes défi-ado, qui dessert plusieurs points de service sur le territoire, dont un dans les locaux de CAPJ Lévis. Son approche combine animation, intervention et référencement des jeunes vers les ressources appropriées.
L’organisme est aussi présent grâce à son équipe de proximité jeunesse dans les écoles publiques, dont celles parmi les plus pauvres du secteur Chaudière-Appalaches. Cette présence, cette prévention et ces liens significatifs avec les jeunes et leurs familles se veulent très pertinents dans un contexte où la réalité démographique de Lévis évolue rapidement, notamment en raison de la croissance de la population et de l’immigration.
Des interventions auprès des adultes
Si Cap Jeunesse Lévis est historiquement reconnu pour son axe jeunesse, l’organisme partage désormais ses activités entre les services jeunesse et les interventions auprès des adultes avec différents enjeux (santé mentale, criminalité, itinérance, toxicomanie…).
L’organisme offre notamment du travail de rue, de l’accompagnement auprès de personnes vivant avec des problématiques de santé mentale, de dépendance, de violence ou de judiciarisation, ainsi qu’un projet Logement d’abord.
L’un des services phares est son accueil inconditionnel nommé « Le 55 ». Cet environnement sans jugement est ouvert 7/7, de 9h à 23h et permet aux personnes en situation de vulnérabilité de trouver un lieu chaleureux et sécuritaire pour se poser, échanger avec des intervenant·es, prendre une collation ou accéder à différents services offerts comme des soins de santé communautaire. Le même bâtiment abrite également un hébergement d’urgence à haut seuil de tolérance, un refuge de nuit de plus d’une dizaine de places.
Dans un contexte de crise en ce qui concerne l’accueil et l’hébergement des personnes en vulnérabilité, Cap Jeunesse joue un rôle essentiel dans le filet social lévisien. Cette réalité s’accompagne toutefois de défis importants, notamment lorsqu’il s’agit d’intervenir auprès de personnes en état d’intoxication avancée ou présentant des enjeux de santé complexes.
Comme plusieurs organismes communautaires, Cap Jeunesse fait toutefois face à plusieurs enjeux : la gestion de la croissance, la recherche de financement adéquat, la rétention du personnel, le défi de faire cohabiter leurs activités avec les riverains ainsi que le développement des expertises au sein de son conseil d’administration.
L’importance grandissante de Cap Jeunesse Lévis dans l’écosystème communautaire de se reflète également dans le fait d’être devenu un porte-parole pour leur secteur de Chaudière-Appalaches, ou de faire preuve de leadership pour s’imposer comme interlocuteur de référence pour d’autres regroupements comme le Regroupement des maisons des jeunes du Québec (RMJQ) ou le Regroupement pour l’Aide aux Itinérants et Itinérantes de Québec (RAIIQ). Cette reconnaissance témoigne de la confiance accordée à une organisation qui a su évoluer avec son milieu tout en conservant les valeurs qui l’ont vu naître : la proximité, l’accompagnement et l’engagement auprès des personnes les plus vulnérables, dont les jeunes aux parcours de vie différenciés.
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