Source : ROCAJQ

19 octobre 2026

C’est le vendredi 16 octobre qu’avait lieu la 37e édition de la Nuit des sans-abris. Le ROCAJQ s’est rendu à la mobilisation organisée dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve.

La Nuit des sans-abris est un évènement de sensibilisation annuel qui se déroule dans plus d’une centaine de municipalités et de quartiers à travers le Québec, et ce depuis 1989. Chaque 3e vendredi du mois d’octobre, quelle que soit la météo, des organismes et des personnes passent la nuit ou une partie dans la rue en signe de solidarité avec ceux et celles qui y vivent. C’est aussi l’occasion pour le grand public de dépasser les préjugés et de mieux comprendre la diversité des parcours des personnes qui se retrouvent en situation d’itinérance grâce à des kiosques d’informations ou d’autres activités.

C’est sur la Place Valois qu’était organisé cette nouvelle Nuit des sans-abris dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve en collaboration avec la Table de quartier et plusieurs organismes communautaires. Avec comme volonté de « rendre visible l’invisible », la population du quartier et les passant·es ont pu découvrir sur place, une dizaine de kiosques montés et des bénévoles pour les accueillir, les informer et démystifier les craintes et les préjugés.

À Hochelaga-Maisonneuve comme partout au Québec, la crise de l’itinérance est un enjeu de taille aux causes multiples qui persiste dans la province et qui prend de l’ampleur chaque jour. Mais comme le souligne le manifeste distribué lors de cette soirée, « toute l’itinérance n’est pas visible ».

Des membres du ROCAJQ comme les Habitations L’Escalier ou l’Anonyme étaient également présents pour fournir des informations sur leurs actions locales et sensibiliser sur des enjeux comme l’itinérance jeunesse ou le manque d’installations dans l’arrondissement.

D’autres organismes étaient présents pour fournir de la nourriture, des soins, des vêtements ou simplement de la chaleur humaine avec des numéros de cirque et des discussions avec les travailleur·euses de rue.

Ce début de soirée fut également marqué par des prises de paroles de la part de certaines personnes itinérantes, mais également la projection en plein air de documentaires sur la réalité de l’itinérance et de la crise du logement dont Ma citée évincée et les capsules d’Hochelaga à ciel ouvert.