Source : ROCAJQ
Le verglas et l’avis de tempête qui sévissait sur le Québec n’ont finalement pas empêché les membres du ROCAJQ de se réunir pour le Congrès 2026. Durant 3 jours, du 11 au 13 mars, une quarantaine de DGs et coordos des organismes ont déambulé dans les couloirs du Manoir du Lac William pour faire le bilan et continuer de se mobiliser pour une nouvelle année pour défendre la jeunesse aux parcours de vie différenciés.
La mobilisation à cœur
Cœur du combat du ROCAJQ, la mobilisation politique fut un des points d’orgue de la première journée. Le responsable des communications et de l’analyse politique, Fernando Rotta a pu présenter le fruit d’un travail de longue haleine avec le comité politique pour cette année 2025-2026, celui du Cahier des revendications.
Un document composé de quatre grandes revendications, à la fois ancrées dans le vécu des jeunes et dans l’expertise terrain des organismes. Les membres sur place, ont pu apporter quelques échanges pour éclaircir certains points ou trouver la meilleure formulation possible. La définition des jeunes aux parcours de vie différenciés, point central du travail quotidien du ROCAJQ, fut notamment l’élément important de ces discussions afin de la rendre la plus inclusive et fidèle à la réalité.
Construire des liens
Le Congrès a été aussi l’occasion pour les membres de se retrouver ou d’apprendre à connaitre de nouveaux interlocuteurs·rices. Si les moments de détente et de convivialité furent nombreux durant ces 3 journées, des activités de réseautage furent également au programme. Comme ce fut le cas avec l’atelier Connexion express, mise en place par notre conseillère aux membres, Sophie Laquerre-Duchesne. Avec l’aide d’un jeu de cartes, les membres qui se sont prêtés au jeu ont pu partager avec d’autres des tranches de vie autant au sein de leur organisme qu’en dehors.
Ces échanges précieux et les partages de connaissances furent également le thème d’une activité de codéveloppement, où certains membres ont pu exposer aux autres des challenges ou des problèmes rencontrés ces derniers mois dans leurs organismes. Grâce à l’intelligence collective, les assemblées ont pu co-développer et partager leurs ressources pour faire émerger des solutions viables.
Ce besoin de développement de compétences stratégiques et relationnelles pour mieux relever les défis fut d’ailleurs le thème central de la conférence donnée par Benoit Bouvier durant la deuxième journée du congrès.
Des membres toujours aussi inspirants
Le Congrès fut aussi l’occasion pour le regroupement de présenter un autre projet conçu durant l’année écoulée : celui de la première saison du balado Bien plus qu’une story. Développé dans le cadre de l’appel à projets « Jeunesse bien informée » du Ministère de la Culture et des Communications du Québec, le balado a pu mettre en lumière les réalités vécues par les jeunes aux parcours de vie différenciés au travers de 10 épisodes. L’occasion pour les membres de réfléchir ensemble à des initiatives innovantes pour utiliser ce média immersif comme outil d’intervention au sein de leurs organismes.
Mais le ROCAJQ ne fut pas le seul à présenter quelque chose. Les organismes Plein Milieu, L’Anonyme, la Ferme Jeunes au Travail et la Boite aux lettres de Longueuil, mais également des partenaires comme la Coalition Interjeunes et le Mouvement jeunes et santé mentale ont tenu des kiosques inspirants pour présenter leurs projets et échanger des ressources avec les autres organismes.
Une année 2025-2026 sous le signe de la transformation
La conclusion de ces trois journées et non des moindres, fut le moment pour le ROCAJQ d’observer le moment démocratique essentielle à la vie du Regroupement, celui de l’Assemblée générale annuelle qui s’est tenu le 13 mars. La directrice du ROCAJQ Noémie Roche a pu présenter la mise en œuvre du positionnement stratégique issue de la planification entamée cette année, comme celle du regroupement qui s’adressent aux jeunes aux parcours de vie différenciés tout en privilégiant des approches alternatives ou multiples.
Ce fut par la suite, la présentation du rapport d’activités 2025 qui a enfin pu se retrouver dans les mains des membres. C’est une nouvelle fois sous la direction créative de Fernando Rotta que ce rapport fut conçu, comme un vestige tout droit rapporté des années 90 par une machine à remonter le temps. Avec le titre « Témoin et acteur de 35 ans de révolutions », ce rapport est également un plaidoyer pour plus de transformation sociale.
Après une nouvelle présentation du cahier des revendications politiques remaniée à la suite des échanges du 11 mars, ce dernier fut approuvé par l’AGA, tout comme le rapport d’activités et les états financiers.
Ultime dénouement de ces trois jours, l’élection du conseil d’administration du ROCAJQ a permis de pourvoir les quatre postes à renouveler, donc le poste vacant. Signe d’une volonté de continuer leur engagement et de la bonne santé du regroupement, les quatre membres sortants, Claudia Olga Ouamabia, Marie-Hélène Demers, Myriam Ducharme et Geneviève Quinty ont émis le souhait de vouloir rempiler pour un nouveau mandat. Un souhait entendu par les autres membres puisque les quatre sortants ont été de nouveau élus. Afin de compléter le CA du ROCAJQ, les élections ont finalement désigné Christophe Cormier, du Centre Jacques-Cartier comme nouveau membre.
35 ans de mobilisation et de révolutions
Ce Congrès fut aussi l’occasion de lancer les festivités d’un anniversaire pas comme les autres, celui des 35 ans du ROCAJQ. Depuis 1991, le regroupement a vu son histoire remplie de mobilisations, de lutte pour les droits et la reconnaissance de la jeunesse québécoise, mais aussi de moments fondateurs pour l’action communautaire autonome. À la fois témoin et acteur des changements, le ROCAJQ a pu compter pendant toutes ces années sur des membres impliqués et porteurs de transformations sociales.
Lorsqu’il vient le temps de faire le bilan de ce Congrès des membres 2026, celui-ci se révèle porteur d’espoir et de reconnaissance. « À l’heure des épreuves pour l’action communautaire autonome avec la montée du conservatisme, un filet social attaqué de toutes parts et des moyens de plus en plus maigres, l’heure est à la coopération et à la mobilisation », remarque la directrice générale du ROCAJQ, Noémie Roche. Alors qu’ils étaient à la veille d’un mouvement de grève, les membres du ROCAJQ ont démontré chaleureusement leur implication, leur volonté de coopérer et leur soutien sans faille à la défense des jeunes aux parcours de vie différenciés.
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